19 MAI 1978

OPERATION BONITE 





En Mai 1978 , 3000 soldats ''katangais'' venus d'Angola investissent la ville minière de Kolwezi .Soutenu par les cubains et les est-allemands , les tigres du front national de liberation du Congo s'emparent du centre ville et menacent les européens tandis que des dizaines d'africains sont massacrés . L'armée zaîroise est , comme a l'accoutumée en déroute .
Ami de l'Occident le President Mobutu demande l'aide militaire de la France . Le President Giscard d'Estaing donne le feu vert a la 11°DP pour lancer une opération de sauvetage a plus de 7000 kms de Paris . Le 2eme REP est mis en alerte le 17 Mai et après un voyage homérique atteint Kinshasa le 19 Mai . Ordres et contre-ordres se succcèdent . dans la moiteur de l'aéroport les legionnaires doivent bricoler les harnais des parachutes zaîrois t 10 inadaptés aux gaines francaises , et les officiers recherchent désespérement des cartes du pays .
L'effet de surprise est éventé par les declarations de presse et les informations sur les mouvements d'avions , donnés aux agents de l'est par des controleurs aériens appartenant a un syndicat connu ( triste mais vrai ) .
A Kolwezi le massacre commence , tout retard supplémentaire aurait des consequences incalculables . A 3h30 le colonel Gras et le colonel Erulin prennent la décision . On saute . Le saut a lieu le 19 Mai a 15h30 .
Premier saut opératonnel depuis Suez et l'Algerie , l'operation bonite sera bien accueillie par l'opinion francaise .
Au soir du 28 Mai les rebelles ont repassés la frontiere . le Regiment déplore cinq tués :
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Sergent chef DANIEL
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Caporal chef ALLIOUI
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Caporal ARNOLD
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Caporal HARTE
- Legionnaire CLEMENT
BILAN DE L'OPERATION BONITE
plus de 1000 armes de guerre récupérées dont 4 canons sans recul . 15 mortiers . 21 LRAC . 10 mitrailleuses . 38 fusils mitrailleurs .
photos en vrac































Lors de la cérémonie des voeux aux armées, jeudi soir à l'Elysée, le président de la République a affirmer qu'il "souhaitait que le 30ème anniversaire de l'opération de Kolwezi soit l'occasion de rendre hommage aux militaires français qui, depuis trente ans, participent aux opérations extérieures". Le 19 mai 1978, les légionnaires du 2ème REP avaient sauté sur cette ville du sud du Zaïre, où les rebelles s'en prenaient aux ressortissants européens.
Nicolas Sarkozy estime que "les cérémonies (patriotiques) doivent évoluer pour toucher un public plus jeune". Il s'en est pris - sans le citer - Jacques Chirac qui, en 2005, n'avait pas cru bon de célèbrer dignement la victoire d'Austerlitz alors que la Marine française avait participé à la commémoration de trafalgar. "Il ne faut pas avoir honte de notre histoire, y compris quand c'est Austerlitz", s'est-il exclamé. Les militaires ont applaudi.
L'intervention du chef de l'Etat peut être vue dans son intégralité sur le site de l'Elysée.
RECIt DU SGT ROSSI














21 mai 2008 . aux invalides a paris avec Sarkosi








kolwezi-une.pdf
giscard.pdf

TRENTE ANS APRES VGE A CALVI LE 19 MAI 2008
Titre: Trente ans après, VGE commémore Kolwezi
L'ancien président a célébré, lundi en Corse, la «dernière grande victoire de l'armée française».
«Premier largage effectué ; la première vague a sauté entre 15 h 40 et 16 heures locales. Erulin a installé son PC au sol ; opération réussie.» À l'époque, le 19 mai 1978, le président Valéry Giscard d'Estaing se prend la tête entre les mains, soulagé, plongé dans l'émotion. À l'Élysée, il imagine les quelque 500 corolles blanches des parachutistes qui se sont ouvertes sans problème à la verticale de la ville de Kolwezi, au Zaïre, à plus de 6 000 kilomètres de la France. Mais il ne sait pas encore qu'après des combats violents, les légionnaires du 2e REP (régiment étranger de parachutistes) vont libérer avec un minimum de pertes les quelque 2 000 civils européens, Belges ou Français, pris en otages par «les gendarmes katangais», des rebelles zaïrois.
Lundi, l'ancien président de la République s'est rendu à Calvi, en Corse, à l'invitation du 2e REP, pour se souvenir avec eux, trente ans plus tard, de cette «dernière grande victoire de l'armée française». Devant les légionnaires, képis blancs, torses décorés et bras tatoués, devant deux anciens de Kolwezi qui servent encore ce régiment, devant plusieurs généraux qui ont sauté sur Kolwezi, parmi lesquels le général Bruno Dary, gouverneur militaire de Paris, devant la veuve du colonel Philippe Erulin et quelques autorités civiles, VGE a rappelé que le succès de cette «opération Bonite» est devenu «une référence, un cas d'école pour tous ceux, militaires ou dirigeants politiques, qui auront à préparer ce qu'on appelle aujourd'hui les opérations extérieures».
«Opération réussie»
Mais lundi, l'atmosphère volontairement intimiste de la commémoration, le ciel noir et lourd, la marche lente des légionnaires, la sonnerie aux morts pour les cinq membres du régiment tombés sur ce champ d'honneur, ont fait se rappeler à l'ancien chef des armées combien fut difficile à prendre la décision de s'engager dans cette opération aéroportée exceptionnelle. «Opération réussie, a-t-il dit. Mais il avait fallu prendre la décision de l'engager. Il avait fallu la mener.»
En marge de la cérémonie, l'ancien président s'est dit conscient des pressions économiques exercées aujourd'hui sur l'armée. «Je ne donne de conseils à personne, a-t-il précisé, ce n'est pas dans mon habitude. Mais je dis tout de même : faites attention à l'armée de terre !» Des propos bus comme du petit-lait par les généraux présents à ses côtés. Le général de brigade Louis Pichot de Champfleury, commandant la Légion étrangère, dit d'ailleurs observer «avec attention» les décisions en cours d'être prises. «Une opération comme celle-ci pourrait encore avoir lieu aujourd'hui, assure-t-il. Mais nous devons veiller sur cette compétence comme sur la prunelle de nos yeux. Elle se perd très vite…»
Mercredi, aux Invalides, le président Nicolas Sarkozy célébrera à son tour le 30e anniversaire de Kolwezi, la première des grandes «opérations extérieures» qui caractérisent l'armée aujourd'hui. Une façon aussi de mettre en œuvre cette «politique de mémoire moderne» évoquée lors de ses vœux aux armées, en janvier.
Article du FIGARO : Sophie de Ravinel




