La population actuelle des pensionnaires varie dans les tranches d’âges de 42 à 86 ans. Une grande majorité est issue des périodes d’Indochine et d’Algérie, les « jeunes » sont moins nombreux et forment l’ossature du fonctionnement de la Maison.
L’effectif de la Légion du temps de la guerre d’Indochine était environ 36 000 hommes, la Légion d’aujourd’hui avec ses moins de 7 000 ( Officiers et sous-officiers compris) laisse présager un avenir difficile pour les deux maisons hébergeant les anciens légionnaires (Auriol et Puyloubier).
Conséquence directe de cet état de fait, la « Maison du légionnaire » subit depuis quelques années, une difficulté à remplir son quota en effectif et ainsi, quelques recettes de pension manquent cruellement à un budget de plus en plus délicat à maîtriser.
C’est d’autant plus ennuyeux qu’il faut sans cesse tenir compte de la cherté de la vie qui est en augmentation constante et qu’une transformation de la politique municipale ajoute encore aux charges fixes de la Maison avec des impôts et des taxes de ramassage des ordures qui n’existaient pas dans un passé récent. De même, un cabinet comptable onéreux, mais indispensable pour le contrôle de la trésorerie, demande depuis deux ans une rémunération qui vient augmenter les nouvelles dépenses.
A cela s'ajoute (de notre fait), la somme distribuée pour le fonds de solidarité qui a pris une tournure plus adaptée aux services rendus par les pensionnaires. Cette forme d’aide sociale a un coût.
Pour compléter le tableau, un parc automobile a été mis en place, obligation incontournable qui tient compte de l’éloignement de cette maison des centres d’intérêts, tant médicaux que commerciaux ou tout simplement de loisirs (à ce sujet, la Fédération des Sociétés des Anciens de la Légion Etrangère nous apporte un secours salutaire).
En clair, les dépenses augmentent sans que ne se profilent à l’horizon de nouvelles recettes, de quoi sans pessimisme outrageux, entrevoir de gros nuages à l’horizon de notre avenir immédiat.
Pourtant, la Maison du légionnaire n’a que très peu de besoins pour éponger son déficit et continuer tout simplement à survivre.
En fait, notre peur est celle d’être très bientôt confrontés à de gros travaux, compte tenu de l’âge des bâtiments.
C’est précisément pour éviter cette situation, hélas prévisible, que nos Amis lancent l’opération « 1 euro ou plus pour Auriol », qu’ils en soient remerciés.
La Solidarité légionnaire n’est pas un vain mot ! vos réactions positives nous le prouvent.
Un très grand Merci !
Charli








